
L'information vous aura peut-être échappé, mais notre nouveau maire est Mitch Landrieu, un héritier démocrate blanc élu samedi dernier au premier tour avec 66% des voix (?!). Finalement, ce ne sera pas Brad Pitt.

En revanche, vous aurez certainement eu vent de la victoire belle, large, géniale et historique des Saints au Superbowl dimanche soir à Miami. La première finale de l'équipe (43 ans d'existence) marque également sa consécration suprême.
Comme souvent, on a eu des suées froides au début du match avec des passes ratées et une défense molle face à l'attaque fulgurante des Colts, aussi bien en rush (course à travers la ligne de défense) qu'en passing (passe au-dessus de la ligne de défense).
Le troisième quarter a vu les Saints revenir à leur meilleur, en stratégie comme en précision. Avec un touchdown de retard, les Colts devaient absolument marquer avant la fin du temps réglementaire. A trois minutes de la fin, alors que les Colts ne sont qu' à 30 yards de notre ligne, le défenseur Porter fait une interception géniale et part marquer après une course de 70 yards! Pan, 7 points dans les dents! Le match cloué, comme ça, en 5 secondes.
Le football ne ressemble à rien d'autre. C'est tellement intelligent, rapide, changeant: un groupe d'hommes soudés qui bondit comme un tigre suivant un plan de général d'empire. Le général est Sean Payton, le coach, qui est en fait un joueur à part entière: il communique par radio avec son quatreback, Drew Brees (N°9) pour organiser chaque attaque du jeu (pour les règles, c'est par ici).
Le match de demi-finale contre les Vikings du Minnesota était encore plus tendu que la finale: l'enjeu était d'atteindre Superbowl, ce qui n'était jamais arrivé aux Saints. La partie a été extrêmement serrée jusqu'au bout: encore une fois, c'est une interception de Porter qui nous a sauvés à 7 secondes de la fin du match. Les Vikings étaient à 40 yards de notre end zone, ce qui leur permettait de marquer un field goal (ballon envoyé au pied entre les poteaux de l'équipe adverse).
Le match de demi-finale contre les Vikings du Minnesota était encore plus tendu que la finale: l'enjeu était d'atteindre Superbowl, ce qui n'était jamais arrivé aux Saints. La partie a été extrêmement serrée jusqu'au bout: encore une fois, c'est une interception de Porter qui nous a sauvés à 7 secondes de la fin du match. Les Vikings étaient à 40 yards de notre end zone, ce qui leur permettait de marquer un field goal (ballon envoyé au pied entre les poteaux de l'équipe adverse).Nous avions déjà évoqué la folie du foot depuis le début de la saison. La ville n'est plus la même. Brees est un dieu et le Superdome est son temple. Il a remporté le titre de MVP, Most Valuable Player de la saison. De "We Deserve Dat" en passant par "Who Dat Nation" et "LouBreesiana", chacun y va de son tee-shirt ou de son affiche. Aujourd'hui, nous avions droit à une parade exceptionnelle pour le carnaval: la Saints Parade. Annoncée depuis une dizaine de jours, avant même la victoire en finale, elle servait à montrer la reconnaissance du peuple de New Orleans pour les joueurs de l'équipe. Pour l'occasion, mon école fermait à midi et nous avons pu y aller avec les filles. Chaque grande parade traditionnelle a prêté un char pour et les joueurs jetaient des colliers à la foule. C'était phénoménal. Encore plus gros qu'une parade de Mardi Gras. D'ailleurs, ce jour marquera pour longtemps les mémoires des habitants de la ville. Chacun sent la fierté rendue, la communion noir et or, l'attention des joueurs pour les souffrances endurées. On l'appelle déjà Dat Tuesday (référence à Fat Tuesday la semaine prochaine) à Lombrdi Gras (la coupe du Superbowl est la Lombardi Cup).
Nous avons pu faire quelques photos dans la marée humaine qui se pressait Downtown. On a même aperçu le char de Brees et Payton! Attention, c'est rapide!
Nous avons pu faire quelques photos dans la marée humaine qui se pressait Downtown. On a même aperçu le char de Brees et Payton! Attention, c'est rapide!
















